L’hiver des sans-abri à Paris

L’hiver, le retour du froid, du vent, de la neige. Vivre dans la rue sous le soleil n’est pas rose, mais entre novembre et mars, les difficultés sont encore plus nombreuses.
On ne sait pas exactement combien de SDF vivent dans la capitale française, mais elle est la ville la plus touchée par le sans-abrisme dans l’hexagone. Le chiffre est difficile à évaluer car il n’existe pas d’outils statistiques appropriés. Selon l’INSEE, il y avait un peu plus de 8000 personnes dans la rue en 2007. Mais pour beaucoup d’associations, la vérité se situerait plutôt autour de 15 000 clochards. Beaucoup d’entre eux vivent cachés ou se déplacent souvent pour chercher le meilleur endroit ou rester.
L’action de l’Etat
Depuis cet hiver, des dispositifs anti-SDF ont été mis en place dans les rues. Piques, plans inclinés, grilles, parfois œuvres d’art, ces artifices envahissent l’espace public. Deux artistes du collectif Survival Group, Arnaud Elfort et Guillaume Schaller ont photographié ces dispositifs pour montrer leur impact sur l’espace urbain. Ces endroits (porches, halls) font partis des places privilégiées par les sans-abri pour se préserver des mauvaises conditions météorologiques. Des abris de fortunes – tentes, maison de cartons – fleurissent également sur les trottoirs, dans les parcs, sous les ponts. Mais bien souvent, les forces de l’ordre délogent les occupants. Il est a priori, selon la loi, interdit d’occuper l’espace public de la sorte. L’Etat est pourtant supposé garantir des hébergements aux personnes en situation de grande difficulté. Le plan « grand froid » est activé lorsque les températures chutent, mais selon beaucoup d’associations les dispositions mises en place par l’Etat sont insuffisantes (dispositif pour la région Île de France).
Le travail des associations
En 2006-2007, l’association des Enfants de Don Quichotte a lancé une vaste opération à Paris puis à travers la France pour pointer du doigt cette inaction du gouvernement. Les centres d’hébergements sont trop peu nombreux, rapidement saturés. A Paris, la Mairie met en place chaque hiver des logements d’urgence : gymnases, salles polyvalentes. Ces espaces permettent d’agrandir la capacité d’accueil des sans-abri, mais le site de la Mairie de Paris le rappelle : « la prise en charge des sans-abri est une compétence de l’Etat et que la mobilisation temporaire des gymnases municipaux pour protéger les personnes du froid n’a pas vocation à se substituer à l’ouverture de places en centre d’hébergement de qualité, plus que jamais nécessaire pour lutter contre la grande exclusion. »
Plusieurs associations tentent aussi d’aider les sans abris. Distribution de repas (soupe populaire) ou de vêtements, aide médicale, assistance psychologique, etc. Le Samu Social de Paris, fondé en 1993 par le docteur Xavier Emmanuelli a cette vocation. Cependant, cette assistance d’urgence « n’est qu’une méthode pour entrer en contact, pas une fin en soi ». L’objectif est de « dévictimiser » les personnes en souffrance médico-sociale. Une enquête du Samu Social de Paris et de l’Inserm révèle qu’un SDF sur trois présente des troubles psychiatriques sévères. Le Samu social de Paris a mis en place le 115, un numéro de téléphone gratuit. Il permet à tous de signaler une personne en difficulté dans la rue. En 2008, le 115 a pris 375 187 appels et permis 1 373 000 nuits hébergées.
Les « maraudes » quant à elles poursuivent l’action du Samu social avec de nombreuses tournées, à fréquence régulière. Cette aide de terrain est menée conjointement à Paris par quatre associations. Emmaüs, Aurore, Les enfants du Canal et l’association Aux captifs de la libération se sont répartis quatre zones (est, sud, ouest, nord). Les maraudes agissent directement avec le sans-abri en lui proposant une place en hébergement d’urgence ou une aide immédiate sur place. Le journaliste Pierre France et le photographe Mathieu Mondoloni ont passé une nuit avec la maraude à Strasbourg : voir leur webdocumentaire.
Enfin au quotidien, les sans-abri peuvent compter sur une vingtaine de bains-douches, accessibles gratuitement. Tiphaine Réto, journaliste, a réussi à pénétrer cet univers, elle a réalisé un diaporama sonore saisissant en mai 2009.
La crainte de l’hiver, c’est de retrouver des corps sans vie. Pourtant, les sans abri meurent davantage l’été que l’hiver. Le collectif Les morts de la rue a enquêté durant l’été 2009 sur ce phénomène. Durant la période estivale, les clochards sont exposés à la chaleur et au risque de déshydratation, des situations délicates alors que plusieurs associations caritatives ferment leurs portes. Pour y remédier, la mairie de Paris a décidé de débloquer 5,5millions d’euros d’aide pour les plus démunis. L’hiver est à peine commencé qu’il faut déjà malheureusement penser aux dispositifs d’aide pour cet été…
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j ai attendu 30ans pour avoir un logement je n en et jamais eu la dasse a élevé mes enfants comme une maman mal traitante alors que je demander un tois parquonte les enfants mal traitée on les laisse mourir on ferme les yeux ses le qu a du petit Enzo agée de 3ans qui et décèdé par les coup de son beau-pére a se jour ma fille agée de 40 ans me reproche de l avoir abandonné a cette époque elle avait 4 ans ses soeur 7et10ans j en veux a l état qui a l état acette époque la journée leur revenait a 1000francs par jour SA durée 15ANS je pourait discuté pendant des jour j ai trop de haine a ce jour quand je vois des gent sans abris sa me donne envie de pleurée en tant d année rien na changer ses pire réponder moi svp merci
bonjour
Brèves de trottoirs…excellent projet! bonne continuation
Je découvre votre travail. C’est vraiment extra : des photos qui cernent bien le sujet, des choix de sujets justes, un son aux petits oignons et un montage qui respire et qui fait avancer le portrait. Je suis admiratif, et je sais que c’est du boulot. J’espère en voir plus très bientôt