La bataille du commerce de proximité

Avec sa boutique de fleurs, Violette fait partie de la famille des « commerçants de proximité », une famille qui regroupe tous les magasins spécialisés de vente au détail souvent installés dans les centres-villes ou au cœur de quartiers. Ces dernières années, ce type de boutiques tendait à disparaître.
Face à ces petits magasins à l’aspect artisanaux, sont apparues des chaînes et des grandes surfaces. Même si selon l’INSEE, le nombre de commerces de proximité est en baisse depuis 1993, cette diminution semble désormais ralentir voir même stagner.
Face aux magasins hard discount et aux chaînes, les petits commerces ont réagi en s’adaptant à leur clientèle. Relooking de devanture, vente de produits « bios », développement d’un site internet. Les solutions existent mais elles ne garantissent pas une affluence accrue.
* Parmi les solutions : cityprix.fr ! Cityprix est un moteur de recherche de produits et services de proximité, il permet aux commerçants et artisans inscrits un référencement optimisé sur Google.
Cependant, l’enquête de l’INSEE prédit un retour « naturel » vers les commerces de proximité : un argument prédomine, celui de la « relation humaine ». Consommateurs et commerçants souhaitent une ré-humanisation de la relation commerciale afin d’installer un échange durable entre eux.
La prise de conscience environnementale joue également en faveur du commerce de proximité. Les familles rechigneraient de plus en plus à utiliser leur voiture pour faire leurs courses en périphérie urbaine, de même les jardins potagers en ville, dans les petites propriétés ou même partagés se développent à vitesse grand V. La réussite des AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) en est très représentative. L’idée du « manger moins, mais manger mieux » a fait son chemin. Le commerce de proximité est même recommandé par les décroissants : à la grande distribution préférez le commerce de proximité.
Pour contrer la grande distribution et développer le commerce de proximité, une « Journée nationale du commerce de proximité et du centre-ville » a été lancée en 2005 par les commerçants de plusieurs communes des Hauts-de-Seine, elle se tient le 2ème samedi d’octobre . Objectif de la manifestation : médiatiser les avantages du commerce de proximité et dynamiser l’activité des magasins de centre-ville.
Un label « Commerces de proximité dans la ville » a été créé par l’association pour annoncer dès l’entrée dans une ville la qualité de l’accueil réservé aux consommateurs par les commerçants de la commune. Un concours, associé à ce label, permet d’attribuer des « sourires » (de 1 à 4) pour exprimer le niveau de cet accueil.
L’Etat enfin contribue à relancer le commerce de proximité. Les aides publiques au commerce de proximité se sont développées depuis la nouvelle politique mise en place en 2008 lors du Conseil des ministres du 10 septembre 2008. Le gouvernement souhaite lui aussi dynamiser le commerce de proximité. Trois objectifs ont été développés dont la réforme des outils de soutien aux projets innovants qui a permis à de nombreux commerçants de se lancer.
Le cas de Monceau Fleurs
Le petit magasin de Violette attire les convoitises. « Les gens de chez Monceau viennent me voir régulièrement, ils veulent racheter le fond de commerce! » Violette n’est pas propriétaire, elle loue tous les mois la boutique. Un loyer qui a beaucoup augmenté, et face au rouleau compresseur Monceau, leader de la vente en libre service de fleurs et de plantes, il n’est pas facile de garder la tête hors de l’eau.
Monceau Fleurs est une franchise créée il y a 10 ans, l’enseigne est implantée à l’international. En tout 400 points de vente offrent le service du groupe Monceau « qualité, rapidité, proximité. Le groupe pèse 150 millions d’euros de chiffres d’affaire. Et son objectif clair est l’expansion !
Violette est n’est pas prête à céder sa boutique à une chaîne. C’est ça aussi le commerce de proximité, conserver des commerçants indépendants qui connaissent leur clientèle depuis des décennies.
Quelques chiffres (pme.gouv.fr – 2005)
- 394 000 entreprises : commerces de détail et activités artisanales associées (boulangerie, pâtisserie, boucherie, charcuterie…)
- 1 950 000 personnes en équivalent temps plein
- 343 milliards d’euros de chiffre d’affaires total hors taxes
4 réponses à “La bataille du commerce de proximité”

En 1963, la société Carrefour ouvrait le premier hypermarché de France à Sainte-Geneviève des Bois. A compter de cette date, les hypermarchés et autres grandes surface de la distribution ont connu un essor sans pareil, venant bouleverser la donne dans le commerce de détail et jusqu’à représenter aujourd’hui 70% du marché alimentaire.
La sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité est un des défis majeurs auxquels les collectivités locales doivent aujourd’hui faire face. Elles sont nombreuses aujourd’hui à s’interroger sur la politique à mettre en oeuvre pour maintenir, faire venir ou revenir leurs commerces. Mais quelles sont leurs compétences en la matière? quels sont les outils dont elles disposent? les problématiques rencontrées dans chacun des espaces (centres-villes, quartier de renouvellement urbain, commune rurale) sont différents et les outils les plus adéquates pour y répondre également.
Néanmoins, on peut identifier plusieurs domaines d’intervention:
Planification et maîtrise de l’urbanisme :
Les communes ont une totale compétence de l’usage des sols de leur territoire. Elles délivrent un certain nombre d’autorisations administratives sur la base de leurs documents d’urbanisme (POS/PLU, SCOT).
Compétence en matière d’urbanisme commercial :
L’article 752 du Code de commerce énumère les hypothèses dans lesquelles un projet d’équipement commercial doit être soumis à une autorisation préalable de la commission départementale d’aménagement commerciale. Il s’agit, depuis la loi LME, des demandes portant sur la création d’un magasin de commerce de détail d’une surface de vente supérieure à 1000 m² ou de son extension (contre 300 m² auparavant). Le maire joue un rôle direct dans la gestion de l’urbanisme commercial en tant que membre titulaire de la commission. Il joue aussi un rôle important mais indirect comme autorité pour délivrer le permis de construire ouvrant droit à l’édification du bâtiment dont l’exploitation commerciale a été autorisé par la commission.
Les communes peuvent donc faciliter l’accès de certains commerçants ou au contraire freiner certains projets.
Aménagement de l’espace et infrastructures :
Le développement commercial dépend également de la qualité de l’environnement urbain. Les villes disposent d’un certain nombre d’outils pour intervenir sur l’aménagement global de la ville (ZAC, accessibilité, visibilité, stationnement), l’habitat (PRI, OPAH, réaffectation des logements vacants liés au commerce) et l’aménagement des espaces publics.
Ces actions d’aménagement urbain sont totalement dans le champ de compétences des communes.
Maîtrise immobilière et foncière du commerce :
Différentes options sont offertes aux communes : droit de préemption, acquisition par une SEM locale, par un établissement public foncier.
Promotion du territoire :
Il est nécessaire de développer et promouvoir l’attractivité du territoire communal. Les communes peuvent s’appuyer sur un dispositif de veille et de communication. Elles doivent développer un partenariat avec tous les acteurs et pour se faire, peuvent faire appel à un nouveau concept d’inspiration britannique, le manager de centre-ville.
Outils financiers :
C’est là la difficulté majeure: Il existe peu de sources de financement propres au commerce de proximité et le FISAC demeure le principal dispositif. Certaines aides sont mises en place localement par les collectivités territoriales et les Conseils Généraux octroient des financements spécifiques visant à soutenir l’action des collectivités en faveur du commerce.
Je vous précise que je prépare actuellement une thèse sur les communes et la sauvegarde du commerce de proximité. j’ai créé un site internet dédié à ce thème http://www.lescommunesetlecommercedeproximite.e-monsite.com. Les publications que j’ai pu lire sur ce site sont très intéressantes. Aussi, j’aimerais beaucoup vous comptez parmi les membres de mon site, accueillir vos publications.
Contactez moi!
Bonjour,
Je viens de créer une marque accompagné d’un concept « Commerce Express © » pour aider les commerces de proximité à se battre contre la grande distribution. Aujourd’hui les habitudes de consommation sur internet changent.
3.5 millions d’acheteur sur internet viennent chercher en magasin leurs produits après les avoirs commandés sur internet. Leclerc et Auchan l’on bien comprit avec http://www.expressdrive.fr de Leclerc et http://www.auchandirect.fr. Vous commandez sur internet et retirer dans un entrepôt.
C’est par ce nouveau mode de consommation que les commerces de proximité peuvent tirer leurs épingles du jeu. Et vendre sur internet 1 pour se faire connaître et 2 pour gagner des clients.
Comment je mets en place des boutiques en lignes à petit prix pour les commerces de proximité en proposant le retrait en magasin. Je me rémunère sur les ventes et partenariat avec des sponsors.
C’est par le volume que je peux en vivre, et redonner un second souffle aux commerces. Aider moi à me faire connaître auprès des commerçants.
écrivez moi pour toutes informations complémentaires à thierry.coiffier@netespacecom.fr
Face aux magasins hard discount et aux chaînes, les petits commerces ont réagi en s’adaptant à leur clientèle. Relooking de devanture, vente de produits « bios », développement d’un site internet. Les solutions existent mais elles ne garantissent pas une affluence accrue.
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